Cormier, M. (Fall 2005). Petite histoire de mon cheminement à la maîtrise en éducationEducational Insights, 9(2).
[Available: http://www.ccfi.educ.ubc.ca/publication/insights/v09n02/articles/cormier.html]
 
English abstract résumé français

Fiat lux

 

 

Petite histoire de mon cheminement à la maîtrise en éducation

 

Martin Cormier

 

Quand j’ai commencé la maîtrise en éducation à l’automne 1994, je ne savais vraiment pas ce qui m’attendait. J’avais décidé de travailler sur les classes multiprogrammes, mais les choses ne se sont pas passées exactement comme je l’avais imaginé.

 

Quand je me suis inscrit à la maîtrise en éducation, je prévoyais travailler sur les classes multiprogrammes parce que j’avais enseigné dans de telles classes pendant plusieurs années. À la première session, on nous a demandé d’écrire sur nos motivations, sur ce qui nous motivait à travailler sur le sujet choisi. Nous devions écrire un texte qui parlait de nos expériences de travail, de nos expériences scolaires et de nos expériences de vie. J’ai donc entrepris la rédaction de mon texte en essayant de trouver, dans mes différentes expériences, ce qui me motivait à entreprendre une maîtrise en éducation.

 

J’ai parlé de mon parcours scolaire, de mes études en éducation puis de mes études en arts plastiques. Il faut dire que j’ai longtemps hésité entre l’enseignement et les arts plastiques. À la fin de mon secondaire, je voulais étudier en arts plastiques, mais mes parents n’étaient pas vraiment d’accord. J’ai donc opté pour l’éducation. J’ai toujours beaucoup aimé les arts plastiques, je faisais du dessin, de la peinture et de la photographie. En choisissant d’étudier en éducation, je me disais que je pourrais toujours continuer à toucher aux arts plastiques pendant mes loisirs. Après quelques années en éducation, les arts plastiques me manquaient, je ne réussissais pas à combler mon besoin de créer dans mes temps libres. J’ai donc décidé, après avoir terminé mon baccalauréat en éducation, d’entreprendre des études en arts plastiques.

 

J’ai complété mes études en arts plastiques, mais le destin a voulu que je me retrouve à enseigner au primaire. J’ai enseigné quelques années à Montréal et je me suis ensuite retrouvé à Schefferville, un petit village éloigné dans le nord du Québec. C’est après avoir passé un peu plus de quatre années à Schefferville que j’ai décidé de poursuivre mes études et d’entreprendre une maîtrise en éducation.

 

Dans la première version du texte que j’ai produit à l’automne 1994, je parlais beaucoup de mon cheminement en arts plastiques, mais je parlais très peu de mon expérience d’enseignement dans les classes multiprogrammes. La première version du texte était lue et commentée par deux professeurs. On me disait que mon texte parlait très peu de mes motivations à travailler sur les classes multiprogrammes. J’ai donc produit une deuxième version dans laquelle j’ai essayé de mettre en évidence mes motivations à travailler sur ce sujet. Cette deuxième version n’était pas très convaincante. Je parlais davantage de mes expériences de travail dans les classes multiprogrammes, mais ça sonnait faux. Par contre, mes expériences en arts plastiques prenaient beaucoup de place dans ce texte et tout ça m’avait amené à réfléchir sur l’importance de la création dans ma vie.

 

J’ai donc changé de sujet de recherche et j’ai décidé de me questionner sur l’importance de la création dans ma vie.

 

Étrangement, le fait d’écrire sur mes expériences de vie, et particulièrement sur la place de la création dans ma vie, m’avait fait prendre conscience de mon besoin refoulé de créer. Je parlais, dans mon texte, des circonstances qui avaient fait que j’avais abandonné la création. Il faut dire que j’étais revenu à l’enseignement un peu par hasard et que ça tombait bien. Après la fin de mes études en arts plastiques, une amie qui enseignait dans une école privée m’avait contacté pour me demander si j’étais intéressé par un poste dans son école. J’étais alors dans une phase de questionnement par rapport au milieu de l’art. Je commençais à me demander si j’étais vraiment à ma place. J’étais déçu par ce milieu, je ne m’y sentais pas du tout à l’aise, mais je ne savais pas vraiment pourquoi.

 

En écrivant sur mes expériences à l’automne 1994, je sens le besoin de revenir à ma création et de me questionner sur les circonstances qui ont fait que j’ai abandonné la création. Je sens un très grand besoin de reprendre ma production artistique. Je décide donc de reprendre cette production et de réfléchir sur mon retour à la création. La session d’automne se termine. J’ai changé de sujet de recherche et je suis très content.

 

Je suis très occupé, je continue à suivre mes cours à l’université et j’enseigne à temps partiel dans une école secondaire. J’essaie de prendre le peu de temps qu’il me reste pour dessiner. J’ai décroché un contrat de remplacement dans une école secondaire, j’enseigne les arts plastiques. J’ai ressorti mes crayons de couleur et mon papier à dessin, mais je ne sais pas trop par où commencer. Ça fait presque dix ans que je n’ai pas dessiné. Je m’intéresse aussi aux possibilités qu’offre l’ordinateur.

 

Ça se passe assez bien, je produis suffisamment de dessins pour présenter un dossier au musée régional. Mon dossier est accepté. Je suis très content des résultats, mais je réalise que je ne m’occupe pas beaucoup de la recherche en éducation. C’est alors que mon directeur de recherche me propose d’écrire sur ma démarche de création. Il me propose de tenir un journal dans lequel je pourrai noter mes réflexions sur mon travail de création.

 

J’ai eu un autre contrat pour enseigner les arts plastiques au secondaire à l’automne 1995, j’ai exposé au musée régional à l’été 1996.

 

Je me retrouve sans contrat à l’automne 1996. J’ai donc tout mon temps pour dessiner, pour réfléchir et pour écrire.

 

Mes journées se divisent en trois parties: le matin je me lève et je vais faire une marche sur le bord du fleuve. À mon retour à la maison, j’écris. J’écris mes réflexions sur mon travail de dessin. Mes périodes d’écriture sont parfois brèves, ça dépend des jours. Il m’arrive d’écrire plusieurs pages, mais il y a des jours où je me sens moins inspiré et où je n’écris que quelques paragraphes. Après ma période d’écriture quotidienne, je me mets au dessin. Je dessine habituellement tout l’après-midi. J’utilise beaucoup l’ordinateur. Je fais beaucoup de photographie et j’utilise de plus en plus l’ordinateur dans ma nouvelle production. Je réserve mes soirées pour la lecture. Je lis des ouvrages traitant de la création. Ces lectures alimentent les réflexions qui se retrouvent dans les textes que j’écris le matin.

 

Mon travail de dessin avance bien, je suis même surpris des résultats. Les derniers dessins que je fais sont nettement supérieurs à tout ce que j’ai fait auparavant. Je suis content, mais en même temps, il y a quelque chose qui m’inquiète.

 

Tout ce travail d’écriture et de réflexion soulève des questions que je ne m’attendais pas de voir revenir. Mes derniers dessins m’apportent des questions sur mon orientation sexuelle. C’est mon jardin secret, je n’ai jamais parlé de ça à personne, même pas à mes amis proches. J’ai un peu peur de ce qui est en train de se produire. Je ne comprends pas vraiment ce qui se passe, ça me fait peur. Mes dessins me font peur, mais ce sont surtout les réflexions soulevées par mon travail d’écriture qui me font peur.

 

 

Je me suis trouvé du travail. Je n’ai plus beaucoup de temps à consacrer au dessin, à la lecture et à l’écriture. C’est bien comme ça. Je suis d’ailleurs convaincu que mon projet de recherche n’est plus vraiment nécessaire. Au départ, je m’interrogeais sur mon besoin de créer. Je me suis remis au dessin et les résultats sont là. Peut-être que je m’en faisais pour rien. J’avais arrêté de dessiner pendant plusieurs années et j’avais peur de ne plus pouvoir revenir à ma production. Je réalisais alors  que j’étais encore capable de dessiner et d’avoir une production satisfaisante. Pourquoi me poser des questions là-dessus ? J’ai même pensé abandonner la maîtrise en éducation, je ne trouvais plus ça pertinent. Mon nouveau travail me demandait beaucoup de temps. J’avais décroché un contrat pour une compagnie locale de communications Internet. Je m’occupais d’un site Internet éducatif pour les adolescents. J’aimais bien ce travail.

 

Les mois ont passé et j’ai complètement abandonné le dessin et mon projet de recherche en éducation, mais au printemps 1998 tout a basculé.

 

Tout commence au début du mois de mai, plus précisément le jour de ma fête. C’est ce jour-là que je tombe en amour. Je crois que je suis tombé en amour comme jamais je n’étais tombé en amour auparavant. Je tombe amoureux d’un jeune homme que je ne connais pas vraiment. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, mais de tomber amoureux d’un inconnu, je crois bien que c’est la première fois.

 

Ce n’est pas un parfait inconnu, c’est quelqu’un que je vois à l’occasion au travail, mais à qui je n'ai jamais vraiment parlé. Je l’avais bien remarqué, mais, étant convaincu qu’il était hétéro, je n’éprouvais aucun sentiment pour lui. Je le trouvais beau et de mon goût, c’est tout.

 

Les choses changent radicalement le jour de mon anniversaire. À vrai dire, les choses commencent à changer la veille de mon anniversaire. Il pouvait se passer des semaines sans qu’on ne le voie au bureau, comme il pouvait y avoir des périodes où on le voyait plusieurs fois dans la même semaine. C’était une de ces semaines où il avait passé beaucoup de temps au bureau. La veille de mon anniversaire, je le croise en quittant le travail, on se salue pour la première fois. Le lendemain matin, en arrivant au travail, il est là, il est même assis à mon poste de travail. Il travaille cette semaine-là avec la personne qui occupe le poste de travail juste à côté du mien. Quand j'arrive ce matin-là, tout le monde me souhaite bon anniversaire. Me voyant arriver, il se lève, se tire une chaise et continue à travailler avec mon voisin, juste à côté. Il part et revient vers la fin de l’après-midi. Au moment de quitter, il s'arrête devant mon bureau et semble un peu mal à l’aise, comme s’il cherchait quelque chose à dire sans vraiment trouver. Un peu hésitant, il commence par me saluer pour ensuite me souhaiter bonne fête. Je le remercie, il continue son chemin et c’est là que tout commence à chavirer. Je ne sais pas vraiment comment interpréter ce qui vient de se passer, mais je suis presque convaincu que les femmes ne l'intéressent pas et qu’en plus, il s’intéresse peut-être à moi. Comment en être certain, comment savoir si c’est vraiment le cas ? Je ne le reverrai peut-être pas avant des semaines.

 

Je suis tombé en amour et je suis amoureux comme jamais je ne l'ai été auparavant. Je n'ai jamais accepté mon orientation sexuelle et je n'en ai d'ailleurs jamais parlé à personne, même pas à des amis proches. Je m'étais toujours dit que tant qu'il ne se passerait rien, il valait mieux ne pas en parler. Mais cette fois, mes sentiments sont tellement forts et bouleversants que je suis incapable de garder ça pour moi. Je commence par en parler à quelques amis qui ont bien hâte de voir la suite de mon histoire.

 

Je dois donc trouver un moyen d’entrer en contact avec lui et d’en savoir plus. Je laisse quelques jours passer et je décide de lui envoyer un petit courrier électronique, je sais très bien où trouver son adresse. J'hésite, j'attends encore. Environ une semaine après cette fameuse rencontre, je prends mon courage à deux mains et lui envoie un message. Je me dis que s’il cherche à entrer en contact avec moi, il aura alors une façon de le faire. Je peux dire que chaque fois que le signal de ma boîte à courrier m’annonce que j’ai un nouveau message, mon cœur se met à battre plus vite.

 

Je ne reçois pas de réponse à ce message. Je ne sais pas trop quoi penser. A-t-il reçu mon message ? S’il l’a reçu, qu’en a-t-il pensé ? Je souhaite qu’il revienne au plus vite au bureau pour le rencontrer et pour voir comment il réagira en me voyant.

 

Ça ne prendra pas trop de temps. Il revient au bureau la semaine suivante. On se croise, on se salue, sans plus. Cette même journée, une personne qui travaille sur un dossier avec lui me demande certaines informations. Je ne les ai pas sous la main, je dois donc faire une petite recherche. J’ai maintenant un bon prétexte pour entrer en communication avec lui par courrier électronique. Je lui envoie donc un autre message et j’en profite pour lui proposer d’aller prendre un café ou une bière. Je ne reçois pas de réponse.

 

Je commence à me poser des questions. Peut-être que je me suis trompé et qu’il n’est pas homosexuel. Peut-être qu’il a quelqu’un dans sa vie. Je ne connais pratiquement rien de lui. Je commence ma petite enquête, mais c’est très difficile de trouver des gens qui peuvent me renseigner. Par contre, tous ceux à qui j’en parle me disent qu’ils sont convaincus qu’il est homosexuel, mais ils n’en savent pas plus. Je finis par trouver une personne qui va pouvoir m’en apprendre un peu plus. Cette personne est aussi convaincue qu’il est homosexuel. Elle m’apprendra un peu plus tard qu’il a quelqu’un dans sa vie depuis près d’un an et que c’est une femme.

 

Je ne suis pas vraiment plus avancé. Je suis toujours convaincu qu’il est homosexuel et qu’il s’intéresse peut-être à moi. Plus le temps avance, plus mes sentiments pour lui me tenaillent. Je dors assez bien, mais je n’ai plus d’appétit. Je me couche assez tôt, je suis incapable de faire autre chose que de penser à lui. Je suis incapable de lire, de regarder la télé ou même d’écouter de la musique. Je pense à lui, rien d’autre ne m’intéresse.

 

Et si je n’avais pas été assez clair ? Ça fait déjà un mois que ça dure et la situation devient invivable. J’ai perdu beaucoup de poids. Je décide de mettre les choses au clair. Je décide de lui envoyer un autre courrier électronique et d’expliquer ce que je vis. Je serai très clair et demanderai une réponse. Je ne reçois pas de réponse à ce message-là non plus.

 

Je ne comprends plus rien, les amis à qui j’en parle n’y comprennent rien non plus. Ils me disent que je dois l’oublier et que de continuer à espérer risque de me détruire. J’attends encore un peu.

 

Au début de l’été, je lui envoie un autre courrier électronique que j’intitule Le début de la fin. Je donne, dans ce message, d’autres détails sur la situation que je vis depuis quelques semaines et j’explique qu’il sera plus sain pour moi d’essayer de l’oublier, d’essayer de passer à autre chose.

 

Il ne s’est jamais rien passé avec ce correspondant, mais toute cette histoire m’a permis d’ouvrir une porte que je ne pensais jamais ouvrir. Je pense alors aux dessins que j’ai faits à l’automne 1996, à ces dessins qui me faisaient un peu peur. Je commence à me poser de nouvelles questions, je me demande si je n’ai pas des leçons à tirer de ce qui m’arrive. Mon contrat avec la compagnie de communications Internet se termine bientôt et je décide de poursuivre ma recherche en éducation en tenant compte des nouveaux développements.

 

J’ai encore des réponses à trouver sur ma pratique artistique. Je décide donc de me remettre au dessin. J’entreprends une période intense de dessin qui durera plusieurs mois. Je me remets aussi  à écrire, j’essaie de noter des moments importants de mon travail de dessin. Après quelques mois de travail intense, des réponses commencent à prendre place, je recommence à lire sur la création et sur l’autoformation. J’observe attentivement les dessins que j’ai faits depuis les derniers mois et c’est dans ces dessins que je trouve un début de réponse à mes questions.

 

J’ai repris mon travail de dessin où je l’avais laissé à l’automne 1996. Ces dessins étaient très sombres et même un peu inquiétants. Les dessins que je fais au printemps 1999 se transforment et deviennent plus lumineux. C’est alors que je commence à comprendre ce qui s’est passé: je suis passé, en quelques années, d’une période sombre à une période plus claire. Les questions que je me posais il y a quelques années ne se posent plus. Une chose devient de plus en plus claire. Au début de ma recherche, j'émettais l'hypothèse que mes blocages en dessin venaient d'une difficulté à m'adapter au milieu de l'art. Je réalise aujourd'hui que ce n'était peut-être pas ce qui me dérangeait le plus. Mon incapacité à m'affirmer moi-même m'empêchait certainement plus que toute autre chose de faire ma place dans le milieu de l'art. Je n'ai pas nécessairement réglé toutes mes difficultés au sujet de cette adaptation au milieu de l'art, mais je me considère maintenant beaucoup mieux préparé à répondre à mes interrogations à ce sujet.

 

 

Mon blocage venait de l'intérieur, mais ça ne veut pas dire que le monde extérieur n'y contribuait pas aussi en partie. L'écriture m'a permis de réfléchir et de clarifier plusieurs aspects de ma pratique du dessin. L'écriture a souvent servi à faire renaître des réflexions assouvies, mais le travail de dessin a finalement pris une très grande place dans ce processus. La dernière série de dessins montre d'ailleurs clairement la transition à partir d'un monde sombre et obscur jusqu'à des espaces clairs et ouverts. C'est, en fait, toute la recherche depuis ses tous débuts qui y est illustrée.

 

Je me demande aujourd'hui si c'est vraiment l'écriture qui a déclenché ce désir de revenir au dessin. L'art et la pédagogie ne feraient-ils pas appel au même besoin de créer ? Ne serait-ce pas parce que je ne retournais pas à l'enseignement à l'automne 1994 que ce besoin de créer par le dessin est devenu si obsédant ?

 

J'ai toujours vu l'art et la pédagogie comme deux univers distants et étrangers. J'ai toujours eu l'impression de voyager de l'un à l'autre, mais après avoir franchi une première étape dans ce processus d'autoformation, je suis de plus en plus convaincu que ces deux univers se chevauchent.

 

Mon travail de création en dessin est porteur d'un enseignement sur moi-même qui me permet de grandir. Comme artiste, j'ai besoin que mon œuvre me fasse avancer sur le plan de l'être. Pour moi, être artiste implique que l'œuvre soit en lien direct avec la croissance de l'être.

 

 

 

 

Avancer en dessin et en sérénité dans un même mouvement...

 


Références

 

Charles Baudelaire, Les paradis artificiels, Garnier Flammarion, Paris, 1966.

Peter Erik Craig, The heart of the teacher: A heuristic study of the inner world of teacher, Boston University school of education, 1978.

Jacques Daignault, (H)opéra pour Geneviève, Monographie no 52, Université du Québec à Rimouski, Éditions GREME, 2002.

Pierre Dominicé, L’histoire de vie comme processus de formation, Édition l’Harmattan, Paris, 1990.

Bruno Duborgel, Imaginaires à l’œuvre, édition greco, Paris, 1989.

Pascal Galvani, Autoformation et fonction de formateur, Chronique sociale, Lyon, 1991.

Michel Guérin, Qu’est-ce qu’une œuvre? Éditions ACTES SUD, Arles, 1986.

Paul Klee, Théorie de l’art moderne, Éditions Denoël-Gonthier, Paris, 1980.

Georges Le Meur, Les nouveaux autodidactes, Les presses de l’Université Laval, Sainte-Foy, 1998.

Maurice Merleau-Ponty, L’Oeil et l’Esprit, Éditions Gallimard, Paris, 1964.

Gaston Pineau, La formation expérientielle en auto-, éco- et coformation, Éducation Permanente, n° 100-101, 1989.

Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète, collection l’école des lettres, Le Seuil, Paris, 1992.

Gabrielle Roy, La montagne secrète, éditions Beauchemin, Montréal, 1961.

Max van Manen, “Doing” phenomenological research and writing : an introduction, Monograph N°. 7, The department of Secondary Education, The University of Alberta, Edmonton, 1984.

 

Note biographique

Après des études en arts plastiques et en éducation, Martin Cormier a enseigné au primaire et au secondaire pendant quelques années. Il enseigne présentement les arts plastiques au Cégep de Lévis-Lauzon et est chargé de cours à l’université Laval dans les programmes d’arts plastiques et d’enseignement des arts plastiques. Parallèlement à l’enseignement, il poursuit une production personnelle en arts visuels.

About the Author

Following his studies in visual arts, Martin Cormier taught at both primary and secondary school levels. He is presently teaching visual arts at the college Levis-Lauzon (Levis, QC) and offers courses in visual arts at the Faculty of Education, Laval University. Alongside teaching, Martin pursues his own production work in the visual arts.

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